Peut-on acheter la nationalité dominicaine ? Une réponse nette depuis Cana Bay
Non. La République dominicaine n'offre pas de citoyenneté par investissement : aucune loi dominicaine n'accorde la nationalité en échange d'un don ou d'un achat immobilier, et l'État insulaire qui gère un tel programme est la Dominique, un autre pays. Ce qui existe, c'est la résidence, y compris une voie destinée aux investisseurs, et une loi de naturalisation, la loi 1683 de 1948, selon laquelle la résidence vient d'abord et la nationalité reste ensuite une décision discrétionnaire du pouvoir exécutif. Ce guide suit ce parcours tel qu'il se présente pour l'acheteur d'une résidence Riviera Bay à Cana Bay, à partir de 210 000 $ US.
Pourquoi la République dominicaine ne vend-elle pas sa nationalité ?
Parce qu'aucune de ses lois ne le prévoit. Le texte qui encadre l'accès d'un étranger à la nationalité dominicaine est la loi 1683 de 1948 sur la naturalisation, que le ministère de l'Intérieur et de la Police cite encore aujourd'hui comme fondement du service. Lue en entier, elle fixe des durées de résidence : une durée standard pour la voie ordinaire, et des durées plus courtes pour qui a épousé une personne dominicaine, créé et maintenu une entreprise dans le pays, ou y possède un bien immobilier. Aucune de ses dispositions ne correspond à une somme versée à l'État ou investie dans l'économie. Il n'y a ni fonds auquel contribuer, ni liste de projets agréés, ni ticket d'entrée minimum.
La seule voie discrétionnaire est la naturalisation privilégiée. Le président peut conférer la nationalité par décret à un étranger jugé avoir rendu des services éminents à la République ou des services remarquables à l'humanité, et la loi limite ces octrois à 5 personnes par année civile. C'est une distinction accordée, non un produit en vente, et la liste des services de naturalisation du ministère — ordinaire, par mariage et privilégiée — ne contient rien qui ressemble à une option d'investissement.
D'où vient alors l'expression ? Très probablement de la Dominique, un État insulaire distinct que les moteurs de recherche et les acheteurs confondent régulièrement avec la République dominicaine, et qui gère bel et bien un programme de citoyenneté par investissement. La République dominicaine n'offre pas de programme de ce type. Elle offre la résidence, et une loi de naturalisation qui peut venir ensuite.
Quelle place pour la résidence par investissement ?
Selon la loi générale sur les migrations, l'étranger qui vient vivre dans le pays est soit résident temporaire — admis pour 1 an au plus, renouvelable chaque année tant que dure l'activité qui a justifié son admission —, soit résident permanent, autorisé à résider indéfiniment sauf annulation de ce statut. Les investisseurs y figurent comme une catégorie de résidents permanents : des étrangers qui apportent leurs propres biens à des activités d'intérêt pour le pays, le montant minimum étant renvoyé au règlement. Le règlement d'application, dans le texte publié par un cabinet d'avocats dominicain, fixe ce minimum à 200 000 $ US. Les pages web de l'autorité migratoire elle-même ont refusé toutes nos tentatives d'accès : lisez donc ce chiffre comme le seuil que l'on prête au programme, et non comme un montant vérifié à la source.
La carte de résident permanent est d'abord délivrée pour 1 an, puis renouvelée par périodes de 4 ans, et après dix ans de résidence permanente régulière la loi sur les migrations prévoit une carte de résidence définitive. Aucune de ces étapes n'est la nationalité. Ce sont des autorisations de vivre dans le pays, et le résident conserve la nationalité de son pays d'origine.
Savoir si l'achat d'un condo compte pour la catégorie investisseur est la question décisive sur un site immobilier, et elle n'est pas tranchée. Les sources divergent sur l'acceptation de l'immobilier et sur le montant — un conseiller international évoque une voie immobilière à 500 000 $ US —, si bien qu'aucune page, celle-ci comprise, ne peut vous affirmer qu'un achat précis à Riviera Bay sera accepté. Beaucoup d'acheteurs trouveront plus simples à évaluer les voies fondées sur les revenus de la loi 171-07, qui reposent sur une pension ou des revenus passifs plutôt que sur la qualification d'un achat.

| Voie | Ce que demande la loi ou le règlement | Où elle mène |
|---|---|---|
| Investisseur (résidence permanente) | Apport de biens propres à des activités d'intérêt pour le pays ; minimum décrit à 200 000 $ US | La résidence ; la prise en compte d'un achat de condo n'est pas tranchée |
| Rentista, loi 171-07 | Des revenus passifs étrangers stables d'au moins 2 000 $ US par mois | La résidence |
| Pensionado, loi 171-07 | Une pension étrangère d'au moins 1 500 $ US par mois | La résidence |
| Naturalisation, loi 1683 | Une période de résidence, un dossier complet, un examen et un serment | La nationalité, si l'exécutif l'accorde |
Comment la loi 1683 traite-t-elle le propriétaire d'un bien ?
C'est la disposition qui rend la loi pertinente pour quiconque achète à Cana Bay. La loi 1683 fixe deux ans de résidence ininterrompue comme exigence ordinaire, mais seulement six mois pour l'étranger propriétaire d'un bien immobilier dans la République — la même durée réduite qu'elle accorde à qui a créé et maintenu une entreprise dans le pays, ou à qui est marié à une personne dominicaine.
Trois points de cette disposition sont faciles à exagérer. D'abord, la loi n'indique aucune valeur minimale pour le bien : la durée réduite ne s'achète donc pas avec un chèque plus gros, elle découle de la propriété en tant que telle. Ensuite, elle raccourcit une condition de résidence et rien de plus : elle ne remplace ni le dossier, ni l'examen, ni le serment décrits plus bas, et n'oblige pas l'exécutif à dire oui. Enfin, les sources ne s'accordent pas sur le sens de « six mois de résidence ininterrompue » : six mois de présence physique dans le pays, ou six mois de détention d'un titre de séjour ? Pour un acheteur qui vit à l'étranger la plus grande partie de l'année, ce sont deux horloges très différentes.
Le texte ajoute une règle sur les absences : les voyages à l'étranger d'une durée n'excédant pas un an, entrepris avec l'intention de revenir, sont comptés comme résidence dans le pays. Cela aide la personne qui voyage, mais ne répond pas à la question du titre de séjour, et ce n'est pas une raison de supposer que posséder une résidence d'hiver ici déclenche un quelconque compte à rebours. Considérez chaque durée citée ici comme un seuil juridique à confronter à votre situation, jamais comme un décompte vers un passeport.
En quoi consiste une demande de naturalisation ?
La naturalisation relève du ministère de l'Intérieur et de la Police, et sa procédure publiée montre à quel point elle dépasse la simple transaction. La demande s'ouvre en ligne, les pièces justificatives sont téléversées pour examen, puis, une fois le dossier accepté, le demandeur présente les originaux en personne ; sa photographie et ses empreintes digitales sont alors relevées. Le ministère le convoque ensuite à un examen de culture générale dominicaine, le dossier est transmis au pouvoir exécutif, et la procédure se clôt par une cérémonie de prestation de serment au cours de laquelle le certificat de naturalisation est remis. Selon la loi 1683, l'octroi lui-même prend la forme d'un décret publié à la Gaceta Oficial.
La liste du ministère demande notamment une copie de la carte d'identité dominicaine du demandeur, un acte de naissance apostillé, des certificats de casier judiciaire et une déclaration sous serment notariée qui fixe un domicile dans le pays et démontre la solvabilité économique. Un bien immobilier peut figurer dans cette déclaration comme preuve de solvabilité : le ministère cite, parmi les justificatifs, les certificats de titre accompagnés d'une attestation de la situation juridique du bien et d'une attestation de la DGII relative à l'impôt foncier. Pour une résidence achetée avant son achèvement, demandez à votre avocat à partir de quand existera un certificat de titre susceptible d'être déposé.
Le ministère estime le traitement à environ quatre à six mois, comptés à partir du dépôt des originaux et du relevé biométrique — son propre délai de traitement, et non le temps écoulé depuis votre première arrivée. Et la loi est explicite : remplir toutes les conditions ne crée pas un droit. L'exécutif peut refuser la naturalisation chaque fois qu'il le juge opportun.
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D'abord la résidence Détenir un statut de résident régulier et accomplir la durée de résidence que la loi 1683 fixe pour votre situation, avec les pièces qui l'attestent.
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Demande en ligne et téléversement Ouvrir la demande sur le portail du ministère et téléverser chaque document requis ; le ministère peut demander des corrections avant d'accepter le dossier.
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Originaux et biométrie Présenter les originaux en personne ; photographie et empreintes sont relevées. L'estimation de délai du ministère court à partir de ce rendez-vous.
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Examen de culture générale Passer l'examen de culture générale dominicaine lorsque le ministère vous convoque.
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Décision, décret et serment L'exécutif décide. Si la nationalité est accordée, le décret est publié et une cérémonie de serment clôt la procédure avec la remise du certificat de naturalisation.
Que change la nationalité dominicaine une fois accordée ?
La Constitution dominicaine autorise la double nationalité à son article 20 : du côté dominicain, un propriétaire naturalisé n'a donc pas à renoncer à un autre passeport ; savoir si votre pays actuel vous laisse conserver sa nationalité relève de ce pays. La Constitution fixe aussi deux limites : les personnes naturalisées ne peuvent pas briguer la présidence ou la vice-présidence, et elles ne sont pas tenues de prendre les armes contre leur État d'origine.
On mentionne moins souvent ce que la loi de naturalisation attend ensuite. La loi 1683 permet à l'exécutif de révoquer une naturalisation si la personne transfère son domicile à l'étranger dans l'année qui suit son obtention, ou si elle quitte le pays sans y revenir dans un délai de dix ans. La nationalité dominicaine est pensée pour ceux qui font du pays leur foyer, ce qui est tout autre chose que posséder une résidence de vacances et y séjourner de temps à autre.
Rien de tout cela ne se confond avec la résidence fiscale. Détenir une carte de résident ne fait pas à elle seule de quelqu'un un résident fiscal dominicain ; le critère fiscal repose sur le nombre de jours passés dans le pays, et le seuil retenu est de 182 jours. Quiconque prévoit de partager l'année entre Cana Bay et son pays devrait faire établir par un comptable les règles des deux pays avant de compter ses jours.
Sur quoi l'acheteur de Riviera Bay peut-il réellement compter ?
Acheter à Riviera Bay vous donne un titre de propriété sur un logement au sein de la communauté de Cana Bay : des résidences meublées à partir de 210 000 $ US, à commencer par un plan d'une chambre de 720 pieds carrés, à environ 20 min en voiture de l'aéroport international de Punta Cana. Cela ne vous donne pas, à soi seul, de titre de séjour, et encore moins un passeport. Ce sont des dossiers distincts auprès d'administrations distinctes : la Dirección General de Migración pour la résidence, le ministère de l'Intérieur et de la Police pour la naturalisation.
Ce que la propriété peut faire, c'est jouer un rôle documenté plus tard. C'est la situation pour laquelle la loi 1683 prévoit sa durée de résidence réduite, et c'est le type d'actif que le ministère accepte comme preuve de solvabilité dans un dossier de naturalisation. Si la nationalité est un véritable objectif et non un simple mot-clé, l'ordre raisonnable est la résidence d'abord, par la voie qui correspond à vos revenus et à votre patrimoine, puis une période de résidence réelle, puis la demande.
Soumettez ces questions à un avocat dominicain agréé avant de bâtir un projet sur quoi que ce soit : quelle voie de résidence convient à votre situation ; si, et à partir de quand, un achat conclu avant l'achèvement pourrait compter dans une demande d'investisseur ; comment la disposition des six mois pour les propriétaires s'applique aujourd'hui ; comment votre temps passé à l'étranger serait compté ; et quelle serait votre situation fiscale. Cette page décrit la loi telle qu'elle est publiée. Ce n'est pas un conseil juridique, et personne ne peut vous garantir à l'avance l'issue d'une démarche d'immigration.
Questions fréquentes
- Existe-t-il un « passeport doré » ou un « visa doré » en République dominicaine ?
- Il n'existe pas de passeport doré : la République dominicaine n'accorde pas la nationalité en échange d'un investissement. Ce qui s'en rapproche le plus est la résidence d'investisseur, dont le minimum est décrit à 200 000 $ US, et la résidence est une autorisation de vivre dans le pays, non la nationalité. Le programme caribéen qui vend la citoyenneté est celui de la Dominique, un autre pays.
- Acheter une résidence à Riviera Bay fait-il de moi un citoyen dominicain ?
- Non. La propriété vous donne un titre sur le logement. La loi 1683 prévoit une durée de résidence réduite à six mois pour l'étranger propriétaire d'un bien immobilier, mais elle ne fait que raccourcir une condition : il vous faut toujours une résidence régulière, un dossier complet, l'examen de culture générale et le serment, et l'exécutif peut encore refuser. L'effet d'un achat sur une demande de résidence n'est pas tranché ; consultez un avocat dominicain agréé.
- Devrais-je renoncer à ma nationalité actuelle ?
- Pas du côté dominicain : l'article 20 de la Constitution autorise la double nationalité. Les règles de votre propre pays sont une autre question ; vérifiez-les auprès de ses autorités avant de déposer une demande.
- Combien de temps le ministère met-il une fois la demande déposée ?
- Le ministère de l'Intérieur et de la Police indique environ quatre à six mois, comptés à partir du dépôt des originaux et du relevé de la photographie et des empreintes. Il s'agit du seul délai de traitement. Il vient après la période de résidence, qui passe en premier et dépend de votre situation.
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